Comment j’ai utilisé un Kanban
C’est quoi déjà un Kanban ?
Vous entendrez sûrement ce mot si vous travaillez sur un projet en méthode Agile ou Scrum. Il s’agit d’une technique qui permet de faciliter la conduite d’un projet.

De mémoire (1), il a été inventé dans les usines Toyota pour suivre le bon déroulé des différentes opérations d’assemblage.
Comment ça marche ?
On découpe son projet en tâches. Chaque tâche est matérialisée par un post-it.
On crée ensuite un tableau à l’aide de paper-board que l’on colle sur un mur : on y dessine des colonnes. Elles définiront l’état de la tâche (i.e. du post-it). On matérialise l’état initial dans la colonne la plus à gauche et l’état terminal dans la plus à droite. La vie d’une tâche, symbolisée par le déplacement du post-it, se lit ainsi dans le même le sens qu’un texte écrit en langue française.

J’ai choisi de suggérer l’importance d’une tâche par son positionnement dans la colonne : plus le post-it est placé, plus l’importance de la tâche est grande.
Mon Kanban
J’ai fait simple car il s’agit d’une première. Il est constitué de 3 colonnes :
- TODO : les tâches à faire
- ON-GOING : celles en cours de réalisation
- DONE : la tâche est terminée
Accessibilité
Je me suis permis de véhicule de l’information par le biais de la couleur du post-it : chaque tâche appartient à un module, le module est caractérisé par 1 couleur. Mais ça n’est pas ni sale ni grave. En effet, pour reprendre la terminologie RGAA2, j’utilise cet outil dans un “environnement maîtrisé” : il sert à 2 collègues et moi et aucun d’entres nous ne souffre de maladie chromatique.
Quel est l’intérêt de cet outil ?
Un outil pratique pour la gestion de projet
Support de dialogue (comme peut l’être une diapositive de Powerpoint), il facilite les choses quand on veut :
- se rendre compte du reste à faire;
- choisir le “à faire”;
- prioriser ou changer la priorité d’une tâche;
- se rendre compte des dépendances entres tâches;
- …
La responsabilisation des acteurs
Les tâches, visibles de tous, apportent de la transparence au travail que chacun effectue. Le chef de projet devient responsable de ce qu’il a donné à faire. S’il manque des tâches, il doit l’avoir remarqué. Si des tâches n’avancent pas, aussi. Celui qui produit, sachant que l’avancement de son travail est visible, ne tardera pas à remonter un obstacle bloquant (impossible d’”enterrer” un sujet). Plus tôt on révèle un point de blocage, plus vite on pourra trouver une solution ou un moyen de le contourner.
Un moyen de motiver
Rendre visuellement l’évolution des tâches apporte un aspect ludique à la production : les tâches s’apparentent aux tableaux des jeux vidéos que l’on franchit séquentiellement. Chaque franchissement procure de la satisfaction. Cette satisfaction donne envie d’entamer la prochaine pour la finir et ainsi retrouver plus rapidement cette satisfaction. Au final, on “dépile” plus vite.